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L'Asie, continent le plus exposé aux catastrophes naturelles

Publié le 17 octobre 2011. Posté dans Actualités données et statistiques

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b_250_150_16777215_00_images_stories_images_generales_asie.jpgSelon un récent rapport publié par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), la région Asie-Pacifique représente 85% des décès liés aux catastrophes naturelles qui surviennent dans le monde et 38 % des pertes économiques mondiales dues aux catastrophes naturelles.

En 2010, les catastrophes en Asie et dans le Pacifique ont touché plus de 201 millions de personnes. Sur les 794 catastrophes enregistrées, 293 se sont produite en Asie (soit 30 %). Quatre-vingt-neuf pour cent de toutes les personnes affectées par les catastrophes l’année dernière vivaient en Asie.

Les catastrophes naturelles auraient fait 30 millions de réfugiés climatiques en Asie et dans le Pacifique l’an dernier, rapporte de son coté la Banque asiatique de développement (BASD), pour qui le pire serait encore à venir. Avec la hausse du thermomètre mondial, les évènements météorologiques extrêmes devraient en effet continuer d’augmenter en fréquence et en intensité, en particulier dans cette zone du globe.
Les catastrophes naturelles ne s’arrêtent pas aux frontières

Selon les experts des Nations Unies, les deux tremblements de terre consécutifs qui se sont produits au Japon et au Myanmar et qui ont fait plus de 27 000 morts et des milliers d’autres blessés cette année, ont souligné les besoins criants de la région en matière de préparation aux catastrophes.

Plusieurs études tracent un lien entre une augmentation des pluies de la mousson et une hausse des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone, estime l’Institut indien de météorologie tropicale.

"Les codes du bâtiment, la solidité des écoles et des hôpitaux et l’emplacement des centrales électriques sont des éléments importants. Nous avons besoin de politiques d’aménagement du territoire qui tiennent compte des risques », a dit Sanny Jegillos, coordonnateur régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), lors d’une réunion régionale organisée par l’ADPC qui a eu lieu récemment à Bangkok. Les changements climatiques, la rapidité de la croissance économique et de l’urbanisation et la construction anarchique rendent la région particulièrement vulnérable, a-t-il ajouté.

Selon un haut responsable des Nations Unies,  l’Asie peut et doit jouer un rôle plus important dans la réponse humanitaire aux catastrophes naturelles ou humaines majeures. « L’époque où le système humanitaire international était dominé par quelques pays et quelques organisations humanitaires occidentales est révolue », a dit Valerie Amos, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordinatrice des secours d’urgence, aux personnes présentes à la quatrième réunion régionale sur le renforcement des partenariats humanitaires (Regional Humanitarian Partnership Meeting) le 12 octobre à Shanghai. Elle a également noté que la richesse et le pouvoir relatifs des nations se déplaçaient de l’ouest vers l’est, et du nord vers le sud.

Le nombre de personnes menacées par le changement climatique en Asie et le Pacifique est plus important que dans toute autre région dans le monde. Il s’agit notamment de plus de 60% des 4,2 milliards d’habitants de la région qui dépendent de secteurs sensibles au climat comme l’agriculture, la foresterie et la pêche pour une grande partie de leur subsistance.

En 1975-2006, l’Asie et le Pacifique a été la région la plus touchée par les catastrophes dans le monde, avec environ 89% des personnes touchées par des catastrophes, 57% du total des décès et 44% des dégâts économiques. Avec environ deux tiers des catastrophes naturelles liées aux conditions météorologiques, le changement climatique pourrait amplifier la vulnérabilité de l’Asie et le Pacifique.

Si les pays de la région ont démontré qu’ils étaient mieux préparés qu’il y a 10 ou 15 ans à faire face efficacement et rapidement aux catastrophes, « les progrès ont malheureusement été inégaux à cause du manque de fonds, d’expertise et de technologies auquel sont confrontés certains pays », a dit Oliver Lacey Hall, chef de la branche régionale du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Bangkok.

 

Source : CESAP

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