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Séisme de magnitude 6,3 dans l'Est de la Nouvelle-Zélande :185 morts

Publié le 22 février 2011. Posté dans Séismes - Monde

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Caractérisation de l'événement
Date : 22/02/2011
Pays : Nouvelle-Zélande
Aléa : Séismes
Péril : Séismes tectoniques
Indice de gravité (sur 6 max de h ou m) : 4
Indice csq humaines ( h) : 4
Indice csq matérielles ( m) : 4
Nbre blessés : 1500
Nbre victimes : 185
Coût estimé : 15000 millions $
Localiser l'événement

 

Caractérisation de l'événement
Date : 22 février 2011
Aléa : Séismes
ril : Séisme tectonique
Sous-péril :
Indice de gravité (sur 6 max de h ou m) : 4
- Indice csq humaines ( h) : 4
- Indice csq matérielles ( m) : 4

 

 

 

24/02 : Le bilan du séisme qui a frappé mardi Christchurch, deuxième ville de Nouvelle-Zélande, s'élève désormais 185.

Les sauveteurs néo-zélandais et de plusieurs pays tentent toujours de trouver des survivants du puissant séisme. Des équipes américaines et japonaises spécialisées dans les séismes sont venus prêter main forte aux sauveteurs néo-zélandais, qui doivent faire face à la plus grande catastrophe naturelle survenue depuis 80 ans dans l'archipel. Des équipes venant de Taïwan, d'Australie et de Singapour sont également attendues dans l'île du sud de la Nouvelle-Zélande.

Les secouristes, aidés par des chiens, ont cru entendre dans une église dévastée un cri de femme, le premier signe depuis 15 heures d'une possible rescapée. Mais l'espoir a été de courte durée et personne n'a été retrouvé.

La dernière personne sauvée a été une femme, tirée des décombres hier après-midi.

Les craintes sont grandes désormais de voir s'écrouler l'un des plus hauts édifices de la ville, le Grand Chancellor, immeuble de 26 étages.

Le tremblement de terre a également porté un coup sévère aux infrastructures (routes, ponts, bâtiments et réseaux d'électricité et d'eau). Les autorités estiment ainsi qu'il faudra détruire le tiers du quartier financier de Christchurch et sans doute reconstruire des milliers d'habitations.

Selon le ministre des Finances, Bill English, la facture immédiate oscillera entre 10 et 15 milliards de dollars néo-zélandais (8 milliards d'Euros), deux à trois fois plus que le précédent séisme qui avait frappé l'île en septembre dernier.

Ses effets à plus long terme pourraient représenter 1,5% des prévisions de produit intérieur brut sur les cinq années à venir.

 

b_250_150_16777215_00_images_stories_images_evt_2011_seisme_nz_carte_230211.jpg23/02 : Les secouristes ont récupéré 75 corps et quelque 300 personnes étaient toujours portées disparues ce matin, ont indiqué les autorités. Pendant la nuit, 500 secouristes se sont affairés, au milieu des ruines, parvenant à libérer entre 20 et 30 personnes.

Des corps sont piégés dans des voitures, ou sous des décombres». La ville était toujours privée de courant et plusieurs répliques du séisme ont rendu le travail des secours difficile, selon les autorités. Les sauveteurs ont dû amputer des membres de survivants pour les extraire des décombres. Les sauveteurs passent dans chaque bâtiment du centre-ville et les efforts se concentrent sur deux immeubles, à l'intérieur desquels se trouvent des survivants qui ont pu entrer en contact avec les secours.

Deux étudiants japonais étaient toujours bloqués sous les décombres d'une école et onze de leurs camarades portés disparu. Ils font partie d'un groupe de 21 étudiants et deux professeurs de l'Université des langues étrangères de Toyama (centre du Japon) venus en Nouvelle-Zélande perfectionner leur anglais pendant un mois.

Les Etats-Unis, le Japon et l'Australie ont envoyé des renforts pour participer aux recherches. Plusieurs chefs d'Etat, dont l'Américain Barack Obama, le Français Nicolas Sarkozy et la reine Elizabeth II (qui est le chef de l'Etat de Nouvelle-Zélande), ont envoyé leurs condoléances.

AIR Worldwide estime que les pertes pour le secteur de l'assurance (dues à cette catastrophe) seront comprises entre 2,73 et 6,3 milliards.

Les routes et les ponts ont été endommagés par le phénomène de liquéfaction, qui se produit lors des tremblements de terre et qui réduit à l'état liquide certains sols, provoquant l'effondrement des bâtiments. La société souligne que le centre-ville et les banlieues ont été affectés par ce phénomène. Le montant estimé des pertes couvrent les dommages infligés aux bâtiments commerciaux, aux logements assurés et à leur contenu. Sont également compris les coûts provoqués directement par l'interruption de l'activité économique.

Mais le montant estimé ne comprend pas les dommages aux bâtiments non assurés, aux voitures, aux terrains et aux infrastructures. Le précédent tremblement de terre à Christchurch, il y a six mois, n'avait pas fait de victime mais causé des dégâts considérables.

Le Trésor néo-zélandais avait estimé à 4 milliards de dollars néo-zélandais (2,27 milliards d'euros) le coût de la remise en état des infrastructures (routes, égouts, conduites d'eau...) et des 100.000 bâtiments endommagés.

 


b_250_150_16777215_00_images_stories_images_evt_2011_seisme_nz_220211.jpg22/02 : Au moins 65 personnes sont mortes et des dizaines d'autres sont encore prisonnières des décombres après un séisme de magnitude 6,3  qui a frappé la deuxième ville de Nouvelle-Zélande, Christchurch. Le tremblement de terre s'est produit à un moment de la journée où la ville est remplie de monde avec les gens au travail et les enfants à l'école.

Le tremblement de terre, de magnitude 6,3, s'est produit à 12h51 heure locale à cinq kilomètres de la ville et à seulement quatre kilomètres de profondeur, selon l'Institut de géophysique américain (USGS). Il a été suivi de plusieurs répliques allant jusqu'à 5,6 d'intensité.

Le Premier ministre John Key a décrété l'état d'urgence au niveau national.

Le clocher de la cathédrale de la ville s'est effondré tandis que le bâtiment de six étages abritant la télévision régionale était réduit à l'état de ruines. Selon des témoins, 30 personnes sont encore piégées dans un immeuble de bureaux, haut de quatre étages. Des débris jonchaient les rues du centre-ville tandis que des habitants erraient, hagards, s'accrochant les uns aux autres, le visage parfois maculé de sang.

Plusieurs décès ont été rapportés dans différents endroits au centre de la ville, où deux bus ont été écrasés par des débris tombés des hauteurs.

Le maire de la ville a déclaré l'état d'urgence pendant au moins cinq jours, entraînant la fermeture des accès au centre-ville pour garantir la sécurité du public et permettre aux équipes de secours de travailler.

L'aéroport a été fermé et l'hôpital de Christchurch a été brièvement évacué, le temps d'évaluer les dégâts. Les lignes de téléphone et d'électricité ont été coupées tandis que des conduites d'eau ont explosé, déversant des flots dans les rues.

Des centres d'hébergement ont été installés dans des écoles et des salles communales pour accueillir les personnes évacuées. De la nourriture et des couvertures leur ont été remises. Dans au moins un parc de la ville, de nombreuses personnes, dont des touristes ayant abandonné leurs hôtels, s'abritaient sous des tentes installées à la va-vite. La Croix-Rouge tentait de leur trouver un hébergement.


La ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a proposé à La Nouvelle-Zélande, frappée ce matin par un séisme meurtrier, "la mise à disposition des moyens spécialisés de la Sécurité civile française en matière de déblaiement et d'aide aux victimes."

La deuxième ville du pays doit accueillir 7 matches de la prochaines édition de la coupe du monde, qui se déroulera du 9 septembre au 23 octobre. Le stade de Christchurch avait été épargné par le premier séisme le 4 septembre dernier. Il doit accueillir 5 matches de poules et 2 quarts de finale et sa capacité doit être portée à 45 000 places.


Un bloc d'environ trente millions de tonnes s'est détaché d'un glacier en Nouvelle-Zélande quelques minutes après le violent tremblement de terre qui a secoué la région de Christchurch, à 150 km de distance. La chute du bloc de glace dans un lac a provoqué des vagues allant jusqu'à trois mètres pendant une trentaine de minutes, ont indiqué des responsables du tourisme du parc national Aoraki Mount Cook (île du sud). Le bloc, long d'un kilomètre, s'est désintégré en plusieurs icebergs, dont certains sont longs de 200 mètres et hauts de 50 mètres au-dessus de la surface de l'eau.

Christchurch, 340.000 habitants, avait déjà été secouée le 4 septembre 2010 par un séisme de magnitude 7, qui n'avait pas fait de mort mais causé des dégâts considérables. Le séisme de septembre avait été le plus puissant enregistré dans une zone habitée de la Nouvelle Zélande depuis 80 ans, mais celui-ci, bien que moins fort, a fait plus de dégâts car son épicentre était plus proche de la surface de la terre, et de Christchurch. Le coût des dégâts du tremblement de terre de septembre avait été estimé par le Trésor néo-zélandais à 4 milliards de dollars néo-zélandais (2,27 mds d'euros).

La Nouvelle-Zélande, située sur la ceinture du feu, à la frontière des plaques tectoniques australienne et du Pacifique, enregistre jusqu'à 15.000 secousses par an. Le tremblement de terre le plus meurtrier depuis la tenue de statistiques avait fait 256 morts le 3 février 1931 dans la baie de Hawke, sur l'île du nord.

 

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Source: AP, New Zealnad Herald, USGS

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