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Séisme de magitude 9 et tsunami dans le Nord-Est du Japon

Publié le 11 mars 2011. Posté dans Séismes - Monde

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Index de l'article

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caractérisation de l'événement
Date : 11 mars 2011
Aléa : Séismes
ril : Séisme tectonique
Sous-péril :
Indice de gravité (sur 6 max de h ou m) : 6
- Indice csq humaines ( h) : 6
- Indice csq matérielles ( m) : 6

 

 

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Post-scriptum : Les dommages dus au séisme et au tsunami du 11 mars au Japon ont été évalués vendredi à 210 milliards de $ par les services gouvernementaux, dans le bas de la fourchette initiale d'estimation. Ce chiffre ne prend pas en compte les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Les dommages aux habitations et aux usines sont évalués à 10.400 milliards, les dégâts infligés aux fleuves, aux ports et aux routes à 2.200 milliards, les dommages aux terres agricoles et à l'industrie de la pêche à 1.900 milliards, ceux qui ont touché les services collectifs - eau, gaz... - à 1.300 milliards, enfin les dommages aux bâtiments publics à 1.100 milliards.

Le gouvernement avait dévoilé dans un premier temps une fourchette d'estimation allant de 16.000 à 25.000 milliards de yens.

A la date du 10 septembre, le bilan humain du séisme et du tsunami du 11 mars communiqué par la police était de 15.845 morts et 3339 disparus.

 


11/04 : Une nouvelle très forte réplique de magnitude 7,1 sur l'échelle de Richter s'est produit ce matin dans le nord-est du Japon, non loin de la centrale nucléaire de Fukushima, faisant trembler les immeubles de Tokyo. L'épicentre est situé sur terre, dans le sud de la préfecture de Fukushima, déjà frappée il y a exactement un mois par un séisme de magnitude 9 suivi d'un tsunami géant.

Une alerte au tsunami a aussitôt été lancée, ce lundi, avant d'être levée une heure plus tard, vers 11h15 heure française. La télévision publique NHK a diffusé une carte indiquant les côtes de la façade Pacifique où un raz-de-marée allant jusqu'à un mètre était craint.

Le 11 mars, une vague de 14 mètres de haut, provoquée par un séisme de magnitude 9, a détruit le réseau d'alimentation électrique et interrompu les circuits de refroidissement à Fukushima Daiichi (N°1), provoquant un début de fusion des barres de combustible, suivi d'explosions et de dégagements de fumées radioactives.

Ce lundi, les employés de la centrale ont été évacués à la suite du nouveau séisme, a annoncé l'opérateur Tokyo Electric Power. Et l'alimentation électrique de trois réacteurs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a été coupée.

Un peu plus tôt, le gouvernement avait décidé d'élargir la zone d'évacuation aux alentours de la centrale nucléaire accidentée, actuellement fixée à un rayon de 20 km autour du site, a annoncé son porte-parole. Au-delà des 20 km, le gouvernement a prévu d'ordonner aux habitants de localités précises, et non dans un périmètre circulaire donné, de quitter leur domicile. Il prendra pour cela en compte les mesures de radioactivité effectuées et le cumul des radiations que les humains sont susceptibles d'y recevoir sur une longue durée.

Le gouvernement avait déjà évacué les personnes résidant dans un rayon de 20 km et recommandé à celles habitant à une distance située de 20km à 30km de partir ou de se calfeutrer. Des organismes internationaux, comme l'Agence Internationale de l'Energie atomique (AIEA) ou Greenpeace, ont depuis plusieurs semaines souhaité une extension de la zone d'évacuation.


Le Japon se mobilise par ailleurs pour rechercher les corps des victimes encore disparues le long des côtes du nord-est. 22.000 soldats, 90 avions et 50 navires ont été pour cela envoyés sur le terrain. Le bilan toujours provisoire de la catastrophe est de 14 616 morts confirmés mais 11 111 personnes sont toujours portées disparues. Dans la préfecture de Miyagi, 8.793 personnes ont été tuées, tandis que le chiffre est de 4.293 dans la préfecture d'Iwate. Quelque 14.000 soldats ont en outre été déployés pour fouiller les zones terrestres où s'amassent des maisons détruites, des carcasses de véhicules, des bateaux de pêche échoués et des millions de tonnes de débris. En tout dans le nord du pays, environ 150.000 personnes vivent toujours dans des centres d'accueil.



08/04 :  Le nord-est du Japon a de nouveau été frappé par une très forte réplique sismique de magnitude 7,1 qui a fait quatre morts, mais n'a pas endommagé la centrale accidentée de Fukushima, où les opérations se poursuivent éviter une catastrophe nucléaire majeure. Ressenti jusqu'à Tokyo, le tremblement de terre a été la plus forte réplique enregistrée depuis le terrible séisme et le tsunami géant qui ont fait 12 731 morts et 14 706 disparus le 11 mars. Il a immédiatement déclenché une mise en garde contre un raz-de-marée dans les environs de la ville de Sendai. Mais cette alerte a été levée une heure et demie plus tard sans qu'aucune vague anormalement élevée ait été signalée sur le rivage.

Le tremblement de terre s’est produit à 23H32 locale à une profondeur de 49 km, selon l’Institut de géophysique américain USGS. Son épicentre était situé dans l’océan Pacifique, à 66 km à l’est de la ville de Sendai (préfecture de Miyagi).

Deux femmes de 83 et 63 ans et deux hommes de 79 et 85 ans ont été tués et plus d'une centaine de personnes blessées dans les préfectures de Miyagi et Yamagata, selon les autorités et l'agence de presse Jiji.  Le séisme a privé quelque trois millions de foyers d'électricité et perturbé de nouveau les transports ferroviaires, certaines lignes de trains rapides Shinkansen ayant été stoppées.

À la suite de la secousse, des "anomalies" ont été détectées à la centrale nucléaire d'Onagawa, dans la préfecture de Miyagi, avec des débordements d'eau au niveau de la piscine de combustible usé de deux réacteurs. Les quantités étaient très faibles et la radioactivité de cette eau très inférieure à la limite légale, a affirmé l'exploitant, Tohoku Electric Power.

Aucun dégât n'a été en revanche signalé sur le site de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi 1, située plus au sud, selon l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco). Brièvement évacués, les techniciens y continuaient ce matin à injecter de l'azote dans le réacteur n° 1 afin d'empêcher une explosion d'hydrogène. Entamée hier, cette opération délicate d'"inertage" devrait durer six jours, selon Tepco, qui envisage de l'appliquer également aux réacteurs n° 2 et 3 dans les prochains jours.

Quatre semaines exactement après la catastrophe, la crise nucléaire la plus grave depuis Tchernobyl, en 1986, est loin d'être réglée. Des volutes de fumée blanche, probablement de la vapeur d'eau radioactive, continuent de s'échapper de trois des quatre réacteurs endommagés. Les barres de combustible dans le coeur des réacteurs et dans les piscines de désactivation doivent être arrosées jour et nuit en attendant que l'alimentation électrique et les circuits de refroidissement soient rétablis. En raison des contaminations radioactives, le gouvernement étudie l'opportunité d'élargir la zone d'évacuation terrestre actuellement fixée à un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.

Le risque de contamination de l'environnement marin continue de planer, même si Tepco a réussi à combler une brèche dans une fosse d'où s'échappait de l'eau hautement radioactive. Les opérations de rejet volontaire en mer de 11 500 tonnes d'eau faiblement radioactive, selon Tepco, se poursuivaient pour la cinquième journée consécutive. L'opérateur a annoncé qu'elles devaient s'achever samedi. Les craintes liées à la contamination affectent de plus en plus le secteur de la pêche et des restaurants de sushi, notamment de Tokyo, dont la fréquentation est en recul depuis le séisme. Dans l'industrie automobile, le premier constructeur japonais, Toyota, a annoncé le redémarrage le 18 avril de l'ensemble de ses usines d'assemblage sur l'archipel. Mais les conséquences des perturbations des chaînes d'approvisionnement au départ du Japon se font toujours sentir à l'étranger. General Motors (GM) et Chrysler ont annoncé, jeudi, des mesures de réduction de leur production aux États-Unis.



05/04 : Le bilan officiel recense 12.321 morts et 15.347 disparus suite au séisme et au tsunami au Japon.

Le Japon a demandé à la Russie l'envoi d'une usine flottante utilisée pour le démantèlement des sous-marins nucléaires qui permettrait de solidifier l'eau contaminée provenant de la centrale de Fukushima-Daiichi, endommagé par le séisme du 11 mars. Tepco, l'exploitant de la centrale, a été contraint de rejeter une partie de cette eau dans l'océan Pacifique et s'emploie toujours à colmater une fuite radioactive par tous les moyens, même les plus dérisoires.

Selon un conseiller du Premier ministre Naoto Kan, plusieurs mois pourraient être nécessaires pour y parvenir et peut-être encore davantage pour reprendre le contrôle du site.

Après avoir sollicité l'aide de la France et des Etats-Unis, Tokyo s'est donc résolu à demander à Moscou de dépêcher la plate-forme "Sourouzane", l'une des usines de retraitement de déchets radioactifs liquides les plus importantes au monde. Actuellement en service près de Vladivostok, elle permet de solidifier 35 m3 de liquide contaminé par jour.

L'exploitant de Fukushima a par ailleurs l'intention de déployer un vaste filet dans l'océan pour empêcher la vase contaminée de dériver vers le large, mais cette manoeuvre pourrait prendre plusieurs jours.

A Vienne, Koichiro Nakamura, directeur général adjoint de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa), a annoncé que les autorités japonaises devraient au total rejeter dans l'océan 11.500 tonnes d'eau contaminée. L'eau qui va être déversée dans la mer est environ 100 fois plus radioactive que les seuils autorisés, a précisé Tepco. Il n'y a pas d'autre alternative, a fait savoir le gouvernement, expliquant que Tepco n'avait plus de place pour stocker une eau encore plus radioactive ayant servi à refroidir les réacteurs.

Koichi Nakamura n'a en outre pas exclu que les autorités étendent à terme la "zone interdite" de 20 km autour de la centrale. "Pour l'instant, nous ne le ferons pas. Mais cela ne veut pas dire que cela ne changera pas."

Au cours du week-end, les ingénieurs ont injecté un mélange de sciure, de journaux, de polymères et de ciment dans la fissure découverte dans un puits de béton du réacteur n°2. Mais ils ne parviennent toujours à localiser l'origine exacte de la fuite radioactive. Ils ont recouru lundi à des produits chimiques comme des sels de bain, qui produisent une couleur laiteuse, afin de détecter la brèche.

Trois des six réacteurs de la centrale dont le combustible menaçait d'entrer en fusion sont désormais dans un état stable. Selon Tepco, au moins quatre des six tranches de la centrale seraient mises hors service une fois le problème réglé, ce qui pourrait prendre des années, voire des décennies.

 

 

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