+ Prévisions saisonnières à 6 mois en France
Dernière mise à jour : le 18/08/2018 à 08:19

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

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La prévision saisonnière consiste à prévoir la moyenne des paramètres météorologiques (température, précipitations) pour les 4 à 6 mois à venir, à l'échelle d'une zone comme la France. Il ne s'agit pas de prévisions classiques (limitées à 7 jours) décrivant dans le détail des situations météorologiques : le type de temps, la température minimale et maximale et la force et la direction du vent.

La prévision saisonnière exprime le scénario le plus probable parmi trois scénarios prédéfinis: proche, en dessous ou au-dessus de la moyenne. Ce qui donne pour la température « chaud », « normal » ou «froid », et pour les précipitations, « humide », « normal » ou « sec ». On cherchera par exemple à déterminer si l'été prochain sera en moyenne chaud et sec ou froid et humide en Europe de l'Ouest.

Pour effectuer ces tendance on utilise comme pour les prévisions classiques des modèles (simulations informatiques) planétaires. Mais, ceux-ci reproduisent en plus le comportement d'autres milieux en forte interaction avec l'atmosphère, comme l'océan. La structure océanique varie beaucoup moins vite que celle de l'atmosphère. La part de prévisibilité atmosphérique à échelle saisonnière provient justement de ce qu'on retrouve dans l'atmosphère une part de la variation lente océanique. On peut retrouver alors dans l'atmosphère des conditions qui vont privilégier par exemple un passage très au nord des perturbations atlantiques, ou qui vont modifier radicalement les zones soumises à de fortes pluies dans les tropiques, ou encore qui vont générer de fortes chaleurs et sécheresses.

Les performances des prévisions saisonnières sont très variables selon le lieu, la saison et le paramètre météorologique concerné. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. Elles sont très informatives dans la ceinture inter-tropicale, sur le pourtour du Pacifique. En revanche, la prévisibilité de la température en Europe de l'Ouest sans être nulle, reste faible. Ceci est dû aux caractéristiques de la circulation générale de l'atmosphère au-dessus de l'océan atlantique aux latitudes tempérées. Ces prévisions sont donc à manier avec prudence.

 

 

Les tendances météorologiques pour le semestre à venir en France    

                  

  • Août 2018 : Un mois souvent estival notamment en première quinzaine avec des conditions anticycloniques assurant un temps souvent ensoleillé, sec et chaud à très chaud et des épisodes caniculaires non exclus. Quelques passages orageux concerneraient surtout les régions méridionales. La situation météo pourrait redevenir progressivement plus classique après le 15 août avec des passages orageux et pluvieux plus fréquents, ainsi qu’une baisse des températures.

 

  • Septembre 2018 : Ce mois de rentrée s’annonce plutôt agréable sur la France sous des hautes pressions majoritaires. Un ensoleillement correct est envisagé, un peu déficitaire toutefois vers les régions méridionales. Précipitations globalement de saison, mais sans doute excédentaires voire très importantes près de la Méditerranée au gré des épisodes méditerranéens assez présents. Les températures devraient légèrement dépasser les chiffres habituels, d’environ un demi degré. Davantage de chaleur vers la Lorraine et l’Alsace a priori.

 

  • Octobre 2018 : la France devrait connaître un mois d’octobre très irrégulier et variable. L’influence anticyclonique se ferait surtout ressentir sur la moitié nord avec un temps assez sec et lumineux, plus humide vers la Bretagne en marge du système dépressionnaire portugais, le tout sous des températures de saison ou faiblement déficitaires avec des gelées assez précoces et nombreuses. Dans le sud, davantage d’humidité et d’instabilité qu’au nord avec une tendance orageuse assez marquée, mais sous des températures plus élevées, même excédentaires sur les régions méridionales. L’ensoleillement s’annoncent globalement supérieur aux chiffres de saison.

 

  • Novembre 2018 : Les hautes pressions de la Mer Baltique pourraient diriger de l’air très froid jusqu’en France, faisant craindre une vague de froid précoce et potentiellement forte sous un « Moscou-Paris ». Gelées, fortes gelées et jours sans dégel seraient ainsi largement plus fréquents qu’habituellement. Cet air froid serait aussi très sec, apportant peu de précipitations et finalement peu de neige malgré des petits épisode probables. Des fortes pluies pourraient en revanche concerner les régions du sud-est jusqu’en Corse, donnant de la neige à très basse altitude sur le sud des Alpes et l’île de beauté. Bon ensoleillement dans l’ensemble, plus particulièrement sur la moitié nord.

 

  • Décembre 2018 : Les grands centres d’actions resteraient à distance de la France, influençant à tour de rôle les conditions climatiques sur nos régions. Résultat : une alternance de doux et de froid, donnant un mois proche des chiffres de saison côté thermomètre. Les précipitations seraient proches des moyennes saisonnières également, excédentaires toutefois sur les régions méridionales, de l’Aquitaine à la Méditerranée. Enfin, l’ensoleillement devrait se situer dans les normes voire un peu en-dessous.

 

  • Janvier 2019 : Le premier mois de l’année 2019 pourrait être glacial. Une première tendance indique en effet un déficit thermique très conséquent, supérieur à 2 degrés, en raison de la présence de hautes pressions des îles Britanniques à la région Moscovite. Un « Moscou-Paris » pourrait ainsi souffler le froid et même le glacial sur notre pays. Des dépressions entre le Portugal, l’Italie et la Grèce pourraient d’autre part largement déborder sur la France, entrant en conflit avec l’air froid et donner ainsi des chutes de neige fréquentes et abondantes sur la plupart des régions, un peu moins le long des frontières du nord-est. Près de la Méditerranée, fortes pluies et parfois neige seraient au programme. L’ensoleillement s’annonce faible à normal selon les régions.

 

  • Février 2019 : Dans la lancée de janvier, le froid pourrait s’éterniser sur la France en février en s’atténuant quelque peu. Le déficit thermique pourrait tout de même dépasser le degré partout, avec des gelées moins fortes qu’en janvier, mais un froid modéré rarement interrompu par la douceur océanique. Les précipitations seraient déficitaires dans le nord-est, de saison quasiment partout ailleurs et abondantes sur les régions du sud-est. Des épisodes neigeux seront probables jusqu’en plaine et l’enneigement s’annonce abondant sur les Pyrénées et le sud des Alpes. Un bon ensoleillement dans l’ensemble, sauf… près de la Méditerranée où il serait déficitaire.

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