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Dernière mise à jour : le 25/02/2018 à 19:57

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

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La prévision saisonnière consiste à prévoir la moyenne des paramètres météorologiques (température, précipitations) pour une échéance allant jusqu'à 6 mois, à l'échelle global. Il ne s'agit pas de prévisions classiques (limitées à 7 jours) décrivant dans le détail des situations météorologiques : le type de temps, la température minimale et maximale et la force et la direction du vent.

La prévision saisonnière exprime le scénario le plus probable parmi trois scénarios prédéfinis: proche, en dessous ou au-dessus de la moyenne. Ce qui donne pour la température « chaud », « normal » ou «froid », et pour les précipitations, « humide », « normal » ou « sec ». On cherchera par exemple à déterminer si l'été prochain sera en moyenne chaud et sec ou froid et humide en Europe de l'Ouest.

Pour effectuer ces tendance on utilise comme pour les prévisions classiques des modèles (simulations informatiques) planétaires. Mais, ceux-ci reproduisent en plus le comportement d'autres milieux en forte interaction avec l'atmosphère, comme l'océan. La structure océanique varie beaucoup moins vite que celle de l'atmosphère. La part de prévisibilité atmosphérique à échelle saisonnière provient justement de ce qu'on retrouve dans l'atmosphère une part de la variation lente océanique. On peut retrouver alors dans l'atmosphère des conditions qui vont privilégier par exemple un passage très au nord des perturbations atlantiques, ou qui vont modifier radicalement les zones soumises à de fortes pluies dans les tropiques, ou encore qui vont générer de fortes chaleurs et sécheresses.

Les performances des prévisions saisonnières sont très variables selon le lieu, la saison et le paramètre météorologique concerné. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. Elles sont très informatives dans la ceinture inter-tropicale, sur le pourtour du Pacifique. En revanche, la prévisibilité de la température en Europe de l'Ouest sans être nulle, reste faible. Ceci est dû aux caractéristiques de la circulation générale de l'atmosphère au-dessus de l'océan atlantique aux latitudes tempérées. Ces prévisions sont donc à manier avec prudence.

 

 

Les tendances météorologiques globale pour les 3 prochains mois ( Février 2018 - Mars 2018 - Avril 2018 ) en Europe

 

Le phénomène « La Niña » d'intensité modérée, en cours dans l'Océan Pacifique, a maintenant atteint son maximum. La température de l'océan dans cette zone, va commencer à croître au cours du trimestre prochain et le retour à une situation neutre devrait intervenir, très classiquement, à la fin du printemps.



Pour les températures : Les modèles continuent de privilégier des températures plus chaudes que la normale pour le trimestre prochain. La confiance en ce scénario est même un peu meilleure pour le nord et l'est de l'Europe. Il s'agit d'une tendance prévue pour la moyenne des températures sur trois mois et la possibilité de périodes froides temporaires, notamment en février, n'est pas exclue.

 

 

Pour les précipitations : Dans la continuité des prévisions précédentes, les modèles prévoient à nouveau un surplus de précipitations sur le nord-ouest de l'Europe où les perturbations océaniques devraient être plus fréquentes que la normale.  A l'inverse, le scénario retenu pour le sud de l'Europe reste plus sec que la normale en moyenne sur le trimestre.

La limite entre ces deux zones est difficile à identifier précisément et aucun scénario dominant ne se dégage des simulations sur une grande partie continentale de l'Europe, incluant partiellement la France.

   

L'épsiode La Nina de cet hiver

Dans cette phase de décroissance, les conséquences du phénomène La Niña devraient progressivement se limiter aux régions voisines de l'Océan Pacifique avec encore un surplus de précipitations à l'ouest notamment sur les Philippines, et à l'inverse, des conditions plus sèches que la normale sur l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud.

 

 

 

 

Les tendances météorologiques détaillées pour les 6 prochains mois en Europe

         

  • Février 2018 : la tendance semble s’être totalement inversée en janvier et février, la douceur de février s’étant produite en janvier et le froid attendu en janvier s’invitant davantage en février… Avec des dépressions plongeant entre la Scandinavie et la Turquie et l’anticyclone au large du Portugal, un flux de nord-ouest humide et assez froid devrait s’imposer sur une large partie de l’Europe, y compris en France. Les précipitations s’annoncent souvent excédentaires avec de la neige sur les massifs à basse altitude et en plaine des îles Britanniques au nord de l’Italie jusqu’en Finlande. Des conditions plus sèches et lumineuses sont envisagées de l’ouest de la France à la Méditerranée occidentale jusqu’au Maroc, mais aussi du nord de la Scandinavie jusqu’en Russie. Douceur d’ailleurs côté russe jusqu’au Proche-Orient.

 

  • Mars 2018 :Encore des conditions dépressionnaires largement présentes sur le nord de l’Atlantique, influençant largement la situation en Europe où dépressions et perturbations se succéderaient en donnant beaucoup de pluie et des coups de vent voire des tempêtes. L’Islande, la Norvège et le sud de la Méditerranée y échapperaient davantage avec un temps plus sec et lumineux voire ensoleillé. Une certaine fraîcheur est attendue des îles Britanniques au nord-ouest de la France et de l’Espagne. Douceur en revanche sur les deux-tiers Est du continent.

 

  • Avril 2018 : Une dépression récurrente pourrait s’installer entre les îles Britanniques et l’ouest de la Scandinavie avec des conditions humides voire pluvieuses, fraîches du Royaume-Uni au Portugal en passant par l’ouest de la France, douces vers la Scandinavie. Douceur également bien présente du nord-ouest de la Russie à l’Europe de l’est jusqu’en Grèce, au Maghreb et à l’est de l’Espagne.

 

  • Mai 2018 : Des basses pressions assez vastes pourraient l’emporter du nord des îles Britanniques à la Scandinavie, apportant pluie et fraîcheur jusqu’au nord de l’Allemagne et jusqu’en Pologne. Les hautes pressions seraient plutôt vers les Açores et la Russie, permettant au soleil de briller dans des conditions sèches côté russe et de la péninsule Ibérique jusqu’en Grèce. Ailleurs, un temps plus hésitant et parfois orageux prendrait les commandes du ciel.

  • Juin 2018 : l'anticyclone devrait plus ou moins étendre son action entre l’Europe occidentale et la Pologne dans un contexte de marais barométrique à tendance anticyclonique. Dans ces conditions, un temps modérément chaud durable l’emporterait, dans une atmosphère souvent orageuse. Des orages devraient donc éclater plus fréquemment qu’habituellement sur ces pays. De ce fait, les précipitations seraient très inégales en fonction de la répartition géographique des orages, mais souvent excédentaires. Chaleur et sécheresse s’imposeraient de la péninsule Ibérique à la Turquie. Températures davantage de saison de l’Irlande à la Scandinavie jusqu’au Danemark avec de l’humidité, voire des pluies importantes de l’Ecosse à l’Irlande.

 

  • Juillet 2018 : Un très vaste anticyclone devrait s’étendre sur la majeure partie de l’Europe, apportant des conditions très estivales, sèches, ensoleillées et chaudes, surtout entre l’Espagne et la Mer Noire. La France, l’Italie et les pays d’Europe Centrale seraient concernés par ces conditions. Mois agréable, assez sec mais températures de saison attendues des îles Britanniques au Danemark jusqu’à Moscou. En revanche, nuages et pluies s’imposeraient en Scandinavie et en Islande, avec de la fraîcheur en prime en Suède, Norvège et côté islandais. A noter une relative humidité orageuse sur le Maghreb avec une tendance orageuse relativement marquée.

 

  • Août 2018 : les hautes pressions seraient moins franchement installées sur l’Europe. L’anticyclone en retrait sur le proche Atlantique, l’anticyclone russe vers le centre de la Russie. Des dépressions circuleraient entre l’Islande et la Scandinavie. Un temps sec et ensoleillé est attendu sans surprise autour de la Méditerranée, mais aussi sur la France jusqu’en Angleterre au plus près de l’anticyclone, mais sous une relative fraîcheur en raison d’un flux d’ouest-nord-ouest du nord de la France aux îles Britanniques. Fraîcheur aussi mais sous des conditions humides voire pluvieuses une bonne partie du mois de l’Ecosse à la Scandinavie, débordant vers le Danemark ou encore la Pologne. La chaleur devrait se cantonner du Proche-Orient aux Balkans jusqu’en Italie et au sud-est de la France avec des températures supérieures aux normales.

 

Les tendances météorologiques pour le semestre à venir en Europe par Frédéric Decker (Lameteo.org)    

  

  

 

Prévisions pour le trimestre novembre, décembre 2017 et janvier 2018 ailleurs dans le monde

Un évènement La Niña de faible intensité semble désormais probable pour le dernier trimestre de 2017. Des eaux océaniques plus froides que la normale vont donc s'étendre le long Pacifique équatorial, depuis les côtes du Pérou jusque vers la ligne de changement de date (180° Est ou Ouest!), repoussant les eaux chaudes plus à l'ouest, sur la Nouvelle Guinée, l'Indonésie, les Philippines, l'est de l'Australie. Ce phénomène a bien sûr des impacts sur la météorologie locale : moins de pluies et de cyclones sur les zones baignées par les eaux froides, comme en Polynésie française, davantage de précipitations au contraire au voisinage des eaux chaudes. Mais la « réponse » atmosphérique s'étend souvent au-delà de ces régions, avec par exemple des excédents de précipitations associés à la Niña sur la Réunion et Madagascar, ou encore des conditions plus froides que la normale sur l'ouest du Canada et le nord-ouest des États-Unis. Le flux océanique doux et humide prévu en Europe Occidentale pourrait être, en partie, également dû à La Niña.

 

 

Dernières projections d'ensemble (moyenne de 8 modèles) concernant les anomalies de températures à prévoir pour les 7 prochains mois à l'échelle du globe. Calcul basé sur 8 modèles développés par la NOAA.

 

 

 

  

 

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