Dernière mise à jour : le 30/09/2022 à 14:50
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La prévision saisonnière consiste à prévoir la moyenne des paramètres météorologiques (température, précipitations) pour les 4 à 6 mois à venir, à l'échelle d'une zone comme la France. Il ne s'agit pas de prévisions classiques (limitées à 7 jours) décrivant dans le détail des situations météorologiques : le type de temps, la température minimale et maximale et la force et la direction du vent.

La prévision saisonnière exprime le scénario le plus probable parmi trois scénarios prédéfinis: proche, en dessous ou au-dessus de la moyenne. Ce qui donne pour la température « chaud », « normal » ou «froid », et pour les précipitations, « humide », « normal » ou « sec ». On cherchera par exemple à déterminer si l'été prochain sera en moyenne chaud et sec ou froid et humide en Europe de l'Ouest.

Pour effectuer ces tendances on utilise comme pour les prévisions classiques des modèles (simulations informatiques) planétaires. Mais, ceux-ci reproduisent en plus le comportement d'autres milieux en forte interaction avec l'atmosphère, comme l'océan. La structure océanique varie beaucoup moins vite que celle de l'atmosphère. La part de prévisibilité atmosphérique à échelle saisonnière provient justement de ce qu'on retrouve dans l'atmosphère une part de la variation lente océanique. On peut retrouver alors dans l'atmosphère des conditions qui vont privilégier par exemple un passage très au nord des perturbations atlantiques, ou qui vont modifier radicalement les zones soumises à de fortes pluies dans les tropiques, ou encore qui vont générer de fortes chaleurs et sécheresses.

Les performances des prévisions saisonnières sont très variables selon le lieu, la saison et le paramètre météorologique concerné. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. Elles sont très informatives dans la ceinture inter-tropicale, sur le pourtour du Pacifique. En revanche, la prévisibilité de la température en Europe de l'Ouest sans être nulle, reste faible. Ceci est dû aux caractéristiques de la circulation générale de l'atmosphère au-dessus de l'océan Atlantique aux latitudes tempérées. Ces prévisions sont donc à manier avec prudence.

 

 

Les tendances météorologiques pour le semestre à venir en France (source : Fredéric DECKER - La Météo.org)   

  

  • Septembre 2022 :  une certaine chaleur estivale devrait perdurer, surtout vers le sud et l’est de la France mais avec une certaine instabilité, notamment dans le Sud. Les températures devraient être dans les normales au nord de la Loire. Côté précipitations, d’importantes disparités seront probables en raison d’une tendance orageuse marquée, donnant a priori des excédents pluviométriques des frontières de l’est aux régions méridionales. Précipitations de plus en plus faibles à mesure que l’on redirigera vers la Manche. L’ensoleillement devrait dépasser les chiffres habituels, surtout sur la moitié nord.

  •  Octobre 2022 :  octobre devrait être assez classique, avec des températures proches des normales, voire un peu excédentaire notamment vers la frontière italienne. Côté précipitations, en dehors des régions méditerranéennes qui pourraient connaître un déficit notable alors qu’octobre est habituellement pluvieux sur ces secteurs, le reste du pays conserverait des pluies « de saison ». Un assez bon ensoleillement est envisagé, plus particulièrement sur les régions méridionales.

 

  • Novembre 2022 :  les hautes pressions vont rester très présentes sur notre pays si bien que le temps sera généralement calme et sec. Le déficit pluviométrique serait plus marqué au sud de la Loire, y compris près de la Méditerranée où les épisodes pluvieux risquent d’être rares et faibles. Les températures devraient être de saison à légèrement excédentaire. La douceur devrait être présente surtout sur le quart sud-ouest. Enfin, l’ensoleillement s’annonce de saison à l’échelon national, mais plutôt faible au nord de la Loire sous des grisailles tenaces, important en revanche en montagne et vers la Méditerranée.

 

  • Décembre 2022 :  en liaison avec la présence de hautes pressions centrées sur le proche Atlantique et une zone dépressionnaire localisée entre la Sardaigne et la Sicile, de l’air assez froid devrait s’engouffrer depuis la Scandinavie vers la Méditerranée occidentale en passant par la France. Le temps s'annonce donc froid avec des gelées assez fréquentes et parfois fortes. Dans un tel contexte, les précipitations s’annoncent faibles à l’ouest et plus abondantes des Alpes à la Méditerranée. En montagne ce contexte s'annonce favorable à des chutes de neige abondantes sur le sud des Alpes. Les pluies seront davantage de saison des Pyrénées au quart nord-est où quelques épisodes neigeux ne seraient pas exclus dans un contexte assez froid. L’ensoleillement s’annonce un faible dans l’ensemble sous un flux de nord un peu humide, plus important vers l’océan.

 

  • Janvier 2023 :  notre pays devrait se trouver majoritairement sous l’influence d'un flux de sud-sud-ouest doux et humide lié à la présence de basse pressions centrées sur le UK. Les précipitations s’annoncent fréquentes et abondantes, en particulier sur la moitié ouest, davantage de saison ailleurs. Les températures devraient être supérieures aux normales de l'ordre de 1,5 degrés. Entre deux dépressions, de brefs apports d’air froid ne seront pas exclus. A noter un risque non négligeable de tempêtes au cours de ce premier mois de l’année 2023. L’ensoleillement quant à lui serait dans les normes, les périodes perturbées permettant aux éclaircies de se développer entre deux fronts.

 

  • Février 2023 :  notre pays devrait être fortement influencer par les hautes pressions avec un temps assez calme, sec des Pyrénées aux Alpes, mais des précipitations dans les normales ailleurs sauf en Corse où des pluies fréquentes et abondantes sont attendues en liaison avec la présence d’une goutte froide peu mobile. Les températures devraient être dans les normales. Les gelées s’annoncent fréquentes, parfois fortes, alors que les premières journées printanières pourraient faire leur apparition en fin de mois. Un bon ensoleillement est envisagé sur la plupart des régions.

 

  • Mars 2023 :  la France devrait toujours être sous l'influence d'un anticyclone peu mobile qui devrait apporter un temps sec et ensoleillé sur quasiment tout le pays, mais des températures dans les normes. Les nuits froides par ciel dégagé devraient en effet être compensées par des journées assez douces. Les gelées seraient donc fréquentes. Des conditions plus perturbées devraient en revanche concerner les régions méditerranéennes avec des pluies fréquentes et abondantes dans un contexte plutôt frais; Des épisodes neigeux notables seront probables sur l’est des Pyrénées, le sud des Alpes et les montagnes Corses, voire localement en plaine.

 

 

>>> Télécharger le tableau comparatif des prévisions saisonnières effectuées par les sites météo Français

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