+ En bref
Dernière mise à jour : le 16/05/2022 à 15:33

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

Alertes en cours
Aucune alerte en cours actuellement
Partager via...

L'été "pourrie" qu'a connu une grande partie du Sud du pays aura au moins eu une conséquence positive : le très faible nombre de feux de forêt dans les 15 départements du Sud. En effet, l'été 2002 est l'un des plus calme depuis 10 ans sur le front des incendies, malgré la sécheresse du début de saison.

Ainsi, seulement 2900 hectares de végétation ont brûlés et 900 départ de feux ont été enregistrés. Ces chiffres sont à comparés avec les 15 000 hectares partis en fumée en 2001. Seuls deux incendies d'envergure sont à déplorer:  Manosque (620 ha) et Martigues (350 ha).

Principale cause de cette accalmie décennale: "une météo pourrie", selon l'état-major des pompiers. Il a plu en moyenne deux à trois fois plus en juillet et août sur l'ensemble de la zone; une humidité qui permet, expliquent les pompiers, de retarder l'inflammabilité des végétaux. "On était pourtant inquiet à la fin du mois de juillet, la sécheresse était préoccupante, mais les fortes pluies du mois d'août ont joué pour nous", explique-t-on à l'état-major.

La prévention et la surveillance des massifs sont également à l'origine de ces bons résultats. "Le fait d'intervenir systématiquement depuis 1990 pour chaque feu naissant est aussi une mesure qui est en train de porter ses fruits", explique Yvon Duchet de l'Office national des forêts (ONF) d'Aix-en-Provence. Pourtant cet été, 3,4 ha en moyenne ont brûlé pour chaque départ de feu déclaré, contre un ratio de 0,13 ha en 2001. "Un chiffre qu'il faut mettre en perspective. Ce n'est pas pareil lorsque les moyens sont mobilisés sur un feu ou trois feux en une journée", explique-t-on à l'état-major.

Malgré tout la vigilance reste de mise pour l'avenir. En effet,  la faiblesse des incendies, n'est pas sans poser de problèmes car "moins ça brûle, plus le risque d'incendie pour l'année suivante augmente. Tout ce qui ne brûle pas, c'est un potentiel inflammable pour l'année suivante. Cela nécessite un travail d'entretien qu'on ne peut pas faire faute de moyens", tempère Marc Clopez, technicien à la Direction départementale de l'agriculture et de la Forêt (DDAF).

Le meilleur moyen de venir à bout de ces broussailles anarchiques reste... le feu. Dans l'Hérault, chaque année, entre 250 et 300 ha sont brûlés par des équipes spéciales, après accord préfectoral. Une superficie qui devrait augmenter cette année."Si on pouvait, on brûlerait toujours plus, mais on est tributaire de la météo et du préfet", regrette Marc Clopez.

Source : DDAF

 


 

Grâce à nos outils et solutions de veille par email ou flux RSS, définissez vos critères et obtenez votre revue de presse permanente personnalisée

----------------------------- 

Catnatmaps

Découvrez CATNATLAS notre système d'information géographique en ligne dédié aux risques naturels en France et dans le Monde