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Dernière mise à jour : le 17/11/2019 à 19:22

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

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En dépit des épisodes pluvio-orageux survenu durant la première quinzaine de juin, le déficit pluviométrique se poursuit sur l’ensemble du territoire. Les pics successifs de chaleur ont asséché les sols de plusieurs régions et la sécheresse s’est installée sur le centre et en PACA. Le risque d’incendie de forêts, si ces conditions climatiques se poursuivent, est à craindre.

Dans la continuité du mois d’avril, un temps sec a dominé sur la majeure partie du pays au mois de mai. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 30 %. Le déficit a été supérieur à 50 % dans le Sud-Ouest et le Massif central. Du Languedoc à la Provence, il a dépassé généralement 80 %. Seuls les Pays de la Loire, les Charentes, le sud des Vosges et le nord des Alpes ont connu une pluviométrie excédentaire. En Savoie et Haute-Savoie, l’excédent a atteint 50 %.

Depuis le début de l’année hydrologique, sur la quasi-totalité de la France, le cumul des précipitations reste proche de la normale. Seuls le littoral des Pyrénées-Orientales, celui de l’Hérault aux Alpes-Maritimes jusqu’à l’Ardèche et à l’ouest de la Drôme, ainsi que le nord-est de la Haute-Corse présentent une pluviométrie excédentaire.

A Paris, il n’a quasiment pas plu en cette première quinzaine de juin (0,8 mm) alors que la moyenne est de l’ordre de 25 mm. Ce manque de précipitations concerne en fait une large zone allant du Bassin parisien aux frontières du Nord ainsi que la partie ouest de la Bretagne. Sur les régions du Centre et la partie sud de la France, les précipitations ont été nettement plus généreuse et très excédentaires là où les orages ont donné de fortes précipitations. On relève par exemple 87 mm à Montpellier alors qu’il en tombe normalement 14 mm en 15 jours au mois de juin.

En mai, du fait du pic de chaleur durant la première quinzaine et du déficit pluviométrique, les sols superficiels se sont asséchés sur plusieurs régions dont l’arc méditerranéen. Moyennée sur la France et sur l’ensemble du mois de mai, la température a été supérieure de 0.5 °C à la normale. Sur la moitié sud du pays, elle a dépassé d’environ 1 °C la normale.

Sur la première quinzaine de juin, les conditions météo ont été très tranchées. De l’air chaud et instable a circulé sur une large moitié sud du pays, remontant même vers la plaine d’Alsace. Dans le même temps de l’air plus frais et plus stable a concerné les régions du nord et du nord-ouest sous l’influence d’un blocage anticyclonique.

Sur les 15 premiers jours de juin, l’excédent de températures est compris entre 2 et 3°C des Pyrénées au Massif-Central jusqu’aux frontières de l’est. Sur ces régions plusieurs après-midi ont vu la température dépassé la barre des 30°C. A Carpentras ce fut le cas pendant 9 jours avec une valeur record enregistrée le 6 juin avec 36,8°C. Une telle température n’avait jamais été relevée aussi tôt en saison.

A l’autre extrémité du pays, la fraîcheur a été de mise près des côtes de la Manche. A Cherbourg, la température n’a pas dépassé la barre des 20°C au cours de cette première quinzaine de juin. La température maximale moyenne n’a été que de 16,3°C contre 31,2°C d’écart soit 15°C d’écart, énorme contraste!,

Depuis le 1er mai, les sols se sont nettement asséchés sur la quasi-totalité du pays. L’indice d’humidité est encore proche de la normale, localement excédentaire sur les Charentes, du Pays nantais au sud du Finistère, et dans la Sarthe. À l’inverse, il est déficitaire de plus de 50 % en plaine toulousaine, de la Creuse au département de la Loire, en Balagne ainsi que localement en Ardèche, Drôme et dans l’arrière-pays provençal. Dans les Alpes-de-Haute-Provence et en Corse, cet assèchement précoce, qui a débuté en avril, est un des plus sévères depuis 1959. Il est comparable à celui des mois de mai 1997 et 2014 en Provence et à celui des mois de mai 1997 et 2003 en Corse.

L’état des ressources en eau du sol au 1er juin 2015 est sensiblement identique à l’an dernier, mais beaucoup moins favorable qu’en 2013. Quant aux niveaux des nappes, ils se situent, globalement, pour ce printemps, dans des conditions normales de bascule entre recharge (moindre qu’en 2014) et stabilisation puis baisse du niveau des nappes.

Une poursuite des températures élevées accompagnée d’un manque de précipitation ou d’épisodes orageux localisés laissent toutefois présager une année à haut risque d’incendie et ce à quelques jours de l’ouverture officielle de la saison de lutte des feux de forêts qui se fait traditionnellement le 21 juin par le ministre de l’intérieur. Adoptez les bons comportements si vous circulez dans les départements sensibles aux feux de forêts et consultez les cartes de sensibilité au risque d’incendie.

 

Source : Pavillon-Orange

 

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