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Dernière mise à jour : le 27/01/2022 à 10:53

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

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21/10 : L'évènement El Niño qui a débuté au début de l'année sur le Pacifique équatorial a continué à se renforcer régulièrement depuis le début du mois de mai. L'anomalie moyenne de température de surface de la mer atteint à la fin du mois de septembre la valeur de +2,2°C dans la région de l'océan Pacifique équatorial servant à surveiller le phénomène (zone géographique dite "Niño 3.4" couvrant approximativement le centre de l'océan Pacifique équatorial). Cette anomalie correspond à un événement El Niño très fort.

Le phénomène, en place maintenant depuis plusieurs mois, influence sensiblement l'ensemble du système climatique océan-atmosphère, augmentant notablement son inertie. De ce fait, la prévisibilité des évolutions du système climatique est renforcée dans les régions tropicales. Les simulations des différents modèles de prévisions saisonnières de part le monde sont ainsi particulièrement cohérentes et unanimes pour prévoir que le phénomène El Niño devrait atteindre un maximum d'intensité vers la fin de l' année puis commencera à faiblir en début d'année 2016. Il s'agit d'un schéma d'évolution temporelle "classique".

Cet épisode devrait très probablement figurer parmi les plus puissants observés depuis 1950, d'une intensité comparable à celui de l'hiver 1997-1998.

 

Des conséquences au niveau planétaire

Le phénomène El Niño en cours a déjà profondément modifié le régime des précipitations autour du Pacifique, notamment dans l'archipel Indonésien, qui subit une importante sècheresse. Ses effets devraient s'étendre à d'autres régions du globe dans les prochains mois. Les conséquences classiques du phénomène sont un risque accru de sécheresse sur l'Amérique Centrale et le nord de l'Amérique du Sud ainsi que sur le sud de l'Afrique, et à l'inverse, un risque accru de précipitations supérieures aux normales sur le Mexique et le sud des États-Unis, sur le sud du Brésil, l'Uruguay et l'Argentine ainsi sur l'est de l'Afrique et le sud-est de l'Asie. Des précipitations intenses sur les régions côtières du Pérou et de l'Equateur se produisent généralement pendant un épisode El Niño.

Le phénomène El Niño en cours a également profondément modifié la localisation des surfaces océaniques les plus chaudes. Or, c'est dans ces zones que naissent les cyclones. La saison cyclonique qui va débuter dans l'hémisphère Sud pourrait connaître une répartition inhabituelle des cyclones. Dans le Pacifique Sud, la Polynésie, généralement épargnée, est ainsi plus exposée au risque cyclonique en période El Niño.

Vers une température globale record en 2015 ?

Au niveau global, un phénomène El Niño est souvent associé à des années plus chaudes que la normale.

Les anomalies chaudes constatées depuis le début de l'année 2015 dans le Pacifique (intégrant aussi les effets de la PDO, l'Oscillation Décennale Pacifique, dans une phase positive depuis 2014) conjuguées à un océan Indien également anormalement chaud pourrait ainsi contribuer à faire de 2015 une année record en termes de température moyenne globale.

Selon la NASA, la moyenne des températures planétaires du mois de septembre montre que l'année 2015 est toujours en lice pour devenir l'année la plus chaude depuis le début des relevés thermométriques (devant 2014, année record).

 

 

02/09 : Un puissant El Nino est solidement installé dans le Pacifique tropical, a déclaré mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un communiqué.

En août, les températures de surface du centre-est du Pacifique tropical se sont situées dans une fourchette comprise entre 1,3 et 2,0 °C au-dessus de la normale, dépassant d'environ un degré le seuil de manifestation du phénomène El Nino, ce qui laisse supposer que l'épisode actuel a déjà une très forte intensité, a précisé l'OMM.

Selon la majorité des modèles climatiques internationaux, l'épisode El Nino 2015/16 devrait gagner en intensité avant la fin de l'année.

Les prévisions des modèles et les avis des experts donnent à penser que la température de l'eau en surface dans le centre-est du Pacifique tropical va probablement dépasser la normale de 2 °C, et l'actuel El Nino pourrait donc faire partie des quatre épisodes les plus intenses qui aient été observés depuis 1950, a poursuivi l'OMM.

Les Services météorologiques et hydrologiques nationaux ainsi que d'autres organismes continueront d'observer la situation dans le Pacifique tropical en vue de suivre l'évolution de l'épisode El Nino et d'en déterminer les manifestations les plus probables au plan local, a affirmé l'OMM.

 

Source : OMM

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