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Dernière mise à jour : le 24/11/2020 à 12:53

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

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 L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé le retour de La Niña. Ce phénomène climatique, qui provoque des intempéries dans le monde, s’est amorcé et devrait perdurer jusqu’à l’an prochain.

Selon l’agence spécialisée de l’ONU, cet épisode devrait être « d’intensité modérée à forte ». Le dernier épisode de forte intensité remonte à 2010-2011 et avait provoqué notamment des pluies torrentielles en Australie, en Amérique du Sud et en Asie du Sud.

En 2008-2009, un autre épisode de La Niña avait été rendu responsable de températures glaciales qui avaient fait des dizaines de victimes à travers l’Europe.

Le phénomène La Niña est l’inverse du phénomène El Niño et correspond au refroidissement à grande échelle des eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial, associé à des variations de la circulation atmosphérique tropicale.

D’après l’OMM, il est très probable (90 %) que les températures de surface du Pacifique tropical continuent de correspondre à une anomalie La Niña jusqu’à la fin de l’année, voire jusqu’au premier trimestre de 2021 (55 %). Les prévisions saisonnières indiquent, selon l’OMM, que plusieurs régions devraient connaître certaines des anomalies de précipitations les plus importantes associées à l’épisode La Niña de 2020.

Les régions de la corne de l’Afrique, de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud-Est devraient enregistrer des précipitations inférieures à la normale, alors qu’elles seront supérieures à la normale dans certaines îles du Pacifique et dans la partie nord de l’Amérique du Sud. Cet épisode La Niña coïncide avec une saison de pluies et de semailles importante dans une grande partie de l’Afrique de l’Est, qui devrait connaître des conditions plus sèches que la normale. « Ajoutée aux effets de l’invasion de criquets pèlerins, cette situation est préoccupante et pourrait accroître l’insécurité alimentaire dans la région », prévient l’OMM.

Maxx Dilley, directeur adjoint de l’organisation, a souligné au cours d’un point de presse que La Niña pourrait aussi contribuer à la saison des ouragans particulièrement active cette année. « Il y a une connexion entre La Niña, El Niño et la fréquence des ouragans. El Niño tend à en réduire la fréquence tandis que La Niña tend à les encourager, donc La Niña pourrait contribuer à cette saison des ouragans active que nous voyons », a-t-il souligné.

 

 

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