Dernière mise à jour : le 08/08/2022 à 16:33
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Le puissant épisode El Niño actuel (qui a débuté au printemps dernier) a atteint son maximum en fin d'année. Cet épisode est considéré comme d'un niveau comparable à celui de 1997/1998 qui restait jusqu'ici le plus intense observé depuis le début des mesures dans les années 1950. Si le phénomène reste d'actualité, il devrait décroître dans les semaines à venir.

Fin probable du phénomène à l'été 2016

Le phénomène, en place depuis plusieurs mois, impacte directement toute la zone du Pacifique ainsi que toutes les régions tropicales du globe. Au-delà, il influence sensiblement l'ensemble du système climatique océan-atmosphère, en augmentant notablement son inertie. De ce fait, la prévisibilité des évolutions du système climatique est renforcée. Les simulations des différents modèles de prévisions saisonnières de part le monde sont ainsi particulièrement cohérentes. Les anomalies de température de surface de l'océan Pacifique équatorial ont amorcé une baisse début 2016 qui va s'accélérer au cours des prochains mois. À l'horizon de l'été boréal prochain, le retour en phase neutre semble très probable, marquant la fin de cet épisode El Niño.

Des conséquences climatiques au niveau planétaire

Même si le phénomène El Niño est prévu en phase de décroissance au cours des prochains mois, les impacts se feront encore sentir sur le système climatique global.
On s'attend par exemple à la poursuite de la sècheresse en Afrique du Sud, à son accentuation en Australie. À l'inverse, les précipitations pourraient encore être excédentaires en Californie, et le devenir sur le centre et l'est du Pacifique équatorial s'étendant vers la côte ouest des Etats-Unis, le nord du Mexique, le sud des Etats-Unis jusqu'à Cuba, sur l'Uruguay, le nord de l'Argentine, la corne de l'Afrique et l'Indonésie.

Dans le Pacifique, la trajectoire des cyclones pourrait s'infléchir vers la Polynésie en particulier, habituellement épargnée par ces phénomènes.

L'Europe n'est pas directement impactée par le phénomène El Niño qui ne peut expliquer tous les phénomènes météorologiques des régions tempérées. Ainsi, les statistiques établies depuis 1950 ne montrent pas de corrélation entre les températures observées sur le continent européen et la présence du phénomène. Par exemple, l'extrême douceur de la fin d'année 2015 et de début 2016 en Europe ne peut pas être directement attribuée à l'épisode El Niño actuel. Elle peut beaucoup plus sûrement s'expliquer par la position particulière des centres d'actions atmosphériques (anticyclones et dépressions) au-dessus de l'Atlantique Nord et de l'Europe - qui a favorisé les vents de secteur sud-ouest à sud sur l'Europe Occidentale, sources de douceur- ainsi qu'au contexte général de réchauffement climatique.

Source : Météo France

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